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Curacné : mon expérience et mes essentiels beauté

Aujourd’hui, c’est un article complètement différent, mais qui peut être utile à certains d’entre vous. J’ai proposé de partager mon expérience avec Curacné et vous êtes nombreux à avoir répondu « Oui ».

Curacné, Roaccutane… Ces traitements intensifs contre l’acné sévère ne sont pas à prendre à la légère. Effets secondaires, traitement long et pénible, on entend beaucoup de retours négatifs et on peut vite avoir peur de commencer le traitement. C’est la deuxième fois que je prends Curacné et vu que ça intéresse certains d’entre vous, j’ai décidé de vous faire mon retour. Et surtout de partager des conseils pour vivre au mieux ce traitement !

Pour naviguer simplement dans cet article un peu long, retrouvez rapidement les parties qui vous intéressent :

Le traitement

Je ne suis pas dermatologue et mes mots ne remplaceront jamais ceux d’un médecin, mais voici en gros une petite explication du traitement. Pour en savoir plus, parlez-en à votre dermatologue. Je vais donc raconter mon expérience personnelle, mais elle ne reflète pas forcément celle de tout le monde 😉 Voyez ça comme un témoignage !

Je prends donc un premier rendez-vous avec ma dermato. Ce traitement est long et s’étale entre 6 mois et 1 an. La dose prescrite est définie en fonction de mon poids, mon âge et l’état de ma peau. Je commence à 20g par jour, puis chaque mois on augmentera la dose selon ma réaction au traitement.

Chaque mois, je dois prendre rendez-vous avec ma dermato pour avoir une ordonnance. 2 jours avant, je vais faire des analyses de sang pour vérifier que je ne suis pas enceinte. En effet, le traitement est interdit en cas de grossesse et un moyen de contraception est obligatoire. Il est d’ailleurs inscrit sur un carnet de suivi que l’on m’a fourni. L’ordonnance prescrit uniquement la dose nécessaire pour le mois suivant. Le/la pharmacien(ne) vérifie le carnet de suivi et l’ordonnance très sérieusement.

Comment ça fonctionne ?

La molécule active de Curacné est l’isotrétinoïne, un rétinoïde qui agit sur la production de sébum et permet donc de réduire le sébum, assécher les boutons et les cicatriser avec une action anti-inflammatoire.

Les effet secondaires

La notice du médicament liste des effets secondaires plus ou moins graves : la notice est immense ! Sécheresse cutanée, irritations, maux de têtes, amplification des douleurs articulaires, assèchement des muqueuses, des yeux, sautes d’humeur, idées noires… Cependant, pas (trop) d’inquiétude. Ma dermatologue est là pour suivre ces effets secondaires à notre rendez-vous mensuel. Est-ce que j’ai des saignements ? Les yeux secs ? La peau sèche ? Est-ce que je suis déprimée ? Seule ? Elle conseille à la personne qui vit avec moi de surveiller mon humeur et de veiller à détecter de possibles dégradations.

Mon expérience

J’ai commencé le premier traitement au lycée, ayant une acné que je ne vivais pas très bien, et surtout des boutons qui résistaient aux traitements plus doux, crèmes et antibiotiques en tous genres. Aujourd’hui, des années plus tard, je me retourne vers ce traitement car les évènements de la vie ont fait ressurgir mon acné à 23 ans. Mauvaise hygiène de vie, stérilet hormonal et périodes de stress, notamment après mon accident de voiture… Les boutons sont revenus et les crèmes, antibiotiques, compléments alimentaires à base de zinc, bourrache, onagre ne faisaient pas effet en profondeur.

J’ai subis pendant mes deux traitements les mêmes effets secondaires, mais pas de la même intensité. Au lycée, j’avais une dose qui est allée jusqu’à 45mg pour un poids d’environ 50kg. Aujourd’hui, je commence à 20mg et je suis actuellement à 40mg pour un poids de 63kg et je supporte bien mieux le traitement. J’en ai pour 6 à 8 mois.

L’effet secondaire auquel on n’échappe pas, c’est la sécheresse.

J’ai les yeux secs et donc porte moins mes lentilles. Je mets du collyre régulièrement pour garder mes yeux hydratés. J’ai la peau de plus en plus sèche évidemment, ça s’accompagne d’eczéma sur les mains et la peau du visage qui pèle. Les muqueuses commencent à s’assécher également : le nez et les parties intimes (c’est important de le savoir pour les femmes, parlez en à votre gynécologue ou pharmacienne !).

Niveau moral, je tiens le coup, je connais le traitement et je suis consciente qu’il a une incidence psychologique. Mais je pense que c’est avant tout car les effets secondaires sont durs à supporter. Il faut y aller doucement, s’écouter, bien parler à sa dermatologue et alléger le plus possible les effets secondaires en étant bien préparée.

Finalement, l’effet que je supporte le moins, ce sont les douleurs. Les maux de tête sont pesants et amplifient mes céphalées de tension. Les douleurs liées à l’accident commençaient tout juste à s’effacer grâce à mes séances d’ostéopathie, mais avec le traitement, elles reviennent en force.

Curacné, est-ce que ça marche ?

Le meilleur pour la fin : est-ce que ça fonctionne ? OUI ! Et heureusement. Le traitement avait déjà bien fonctionné lorsque j’étais au lycée et j’étais plus tranquille depuis.

Après 2 mois de traitement, je vois déjà une différence.

Je n’ai plus de nouveaux boutons, il ne me reste que les cicatrices qui commencent à s’estomper. Je suis très contente du résultat, sachant que le traitement agit à la fois sur le visage mais aussi sur l’acné corporelle (vous savez, les petits boutons dans le dos ou sur le décolleté). Si d’autres méthodes fonctionnent, c’est bien mieux de rester sur une crème en local ou un antibiotique, mais c’est soulageant d’avoir une solution pour les cas plus complexes ou rien d’autre ne fonctionne.

Mes essentiels beauté

Avec ce traitement, il vaut mieux avoir des tiroirs de salle de bain bien remplis. Crèmes hydratantes pour le visage et le corps, collyre, crèmes à la cortisone pour l’eczéma, sticks à lèvres, masques hydratants et crèmes cicatrisantes… Voici mes produits préférés !

Après la douche, j’applique de l’eau florale de rose pour éliminer le calcaire de la douche et éviter la peau qui tiraille. Puis, le matin, j’applique un sérum hydratant qui pénètre rapidement, par exemple l’infusion hydratante Payot. Par-dessus, je mets la Crème de Jour Apaisante Chamomille & Rosehip de Pai Skincare. Le soir, je mets des crèmes plus riches pour pénétrer dans la nuit, ma préférée étant le baume réparateur Evercalm Ren Skincare.

Sur les lèvres, il me faut les sticks et baumes les plus gras que je puisse trouver. Les meilleurs sont à mon avis le Baume pour les lèvres Dr. Hauschka et le Baume pour les lèvres Rêve de Miel Nuxe. Ma dermato m’a proposé de mettre la crème Aquaphor Eucerin quand je suis arrivée à un point critique de sècheresse : la gerçure au coin de la bouche. C’est parfait car très très gras !

Sur les mains, je ne jure que par la crème pour les mains Dr. Hauschka qui est tout simplement la meilleure crème hydratante. Elle sent bon, elle est naturelle et pénètre bien. Surtout, elle hydrate vraiment, alors que certaines crèmes hydratantes sont bourrées d’ingrédients qui dessèchent plus qu’autre chose.

Sur le corps, rien de mieux que de l’huile de coco qui se trouve au rayon huiles de tous les supermarchés, entre l’huile d’olive et le vinaigre balsamique 🙂

Pour camoufler mes cicatrices en attendant que ça passe, j’utilise ce fond de teint Clarins qui couvre plutôt bien sans effet « plâtre ». Il est facile à appliquer, sent bon et a une compo clean. Il n’est pas comédogène et n’empirera pas les choses !

Ce genre d’articles vous plait ? N’hésitez pas à partager votre avis en commentaires, ça me fera plaisir d’avoir vos retours constructifs !

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